A la radio : Constructions, Catherine Millet – France Inter

Après « Une enfance de rêve », Catherine Millet publie « Commencements » (Flammarion), son quatrième livre autobiographie dont les récits ont des points de départ différents.

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Un café, une adolescente observe de loin un groupe de jeunes gens absorbés dans leur discussion. Elle ne sait pas encore qu’ils préparent une revue de poésie mais, bientôt, elle attachera ses pas aux leurs. Premières lectures, premières amours, découverte de l’émotion esthétique, premiers écrits. Le décor est planté.
Dans Commencements Catherine Millet détisse le mystérieux entrecroisement de hasards, de désirs confus, d’opportunités plus ou moins bien comprises qui conduisent une jeune fille sans bagage, sans argent et sans grande culture à quitter sa banlieue pour le Saint-Germain-des-Prés des artistes et des galeries d’art. La vie intime et la vie professionnelle se mêlent.
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A écouter sur France Inter

Livre : Qui était Picasso ? Lucien Karhausen

Un livre récent d’Annie Cohen-Solal porte sur la surveillance constante de la police française qui dès son immigration et tout au long de sa vie à Paris, l’a soupçonné d’anarchie. Cette publication a été suivie d’une grande exposition des oeuvres de Picasso, accompagnée d’un remarquable catalogue rédigé par un collectif d’experts, qui essaient de situer Picasso dans le monde d’aujourd’hui. Il m’a semblé que cette approche historique et sociologique était susceptible d’être complétée par un regard qui porte sur l’autre versant des choses, celui de Picasso. Comment a-t-il vécu cette situation qui aurait pu être embarrassante ? Quel rapport y a-t-il entre sa personnalité et sa créativité exceptionnelle si pas unique dans l’histoire de l’art ? Où se situe- t-il dans la culture de son siècle ?

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Livre : Artension, L’art contemporain est-il vieux ?

Au programme de ce numéro « L’art contemporain est-il vieux ? » : Coup de foudre : Sergei Isupov Histoire de galeriste : Miyu à Paris Histoire de collectionneur : Bernard Magrez à Bordeaux Histoire de lieu : Djerbahood Artension aime : Papagrebou, Rada Tzankova, Jean-Baptiste Boyer, Madame, Gérard Traquandi, Chiharu Shiota, Yvon Gallant. Entretien : ORLAN Dossier : L’art contemporain est-il vieux ? 50 ans d’expériences et de polémiques Phénomène : Nouvelles esthétiques de la gastronomie Mémoire : « Eva Aeppli » à Metz 197 expositions Le Cahier pro.

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Livre : L’enclos de l’art, la peinture en particuliers, Gisèle Grammare

La métaphore de l’enclos permet de nouveaux chemins, il est probable que ce terme soit le produit du contexte contraint de la pandémie. L’enclos de l’art est un concept s’ouvrant à des sens figurés de réflexions esthétiques, quand « privés de regard », les musées et les galeries étant inaccessibles, on est conduit aux rares lieux où l’art est visible. Entrer dans les églises est une consolation. Saint-François-Xavier, à Paris, possède un célèbre Tintoret, une copie de Ribera, un Luca Giordano. On rencontrera ailleurs les peintures têtes en bas de Georg Baselitz, une série de dessins Reversal/Renversement de Richard Serra de 2016. Le testament de Delacroix se situe dans la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice. Par les corps à l’envers, le renversement s’était opéré. Le labyrinthe comme enclos de l’art et de la peinture prend place dans un carré quand l’auteure fait référence à une récente série de son travail. L’enclos de l’histoire s’ouvre avec la Carthage punique de Salammbô, grâce au bicentenaire de la naissance de Flaubert. On retrouve la tragédie de la seconde guerre mondiale avec Baselitz, à laquelle l’auteure ajoute les considérations de Pascal Quignard, sur Le Havre détruit, puis les siennes, mises à distance par L’enclos de l’art.

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Livre : L’érotisme dans l’art, Laurence Dionigi

Qu’est-ce qu’une œuvre érotique? Qui étaient ces peintres ou sculpteurs se jouant des sens du spectateur ou de la spectatrice? Pourquoi certaines réalisations artistiques étaient-elles jugées scandaleuses? Qu’est-ce qu’un nu académique ? Pourquoi le corps de la femme y est-il très majoritairement représentée ? Les femmes artistes projetaient-elles également leurs fantasmes? Comment l’homosexualité´ a-t-elle été´ abordée au fil des siècles? Qui étaient ces modelés couchés sur la toile et quelles relations les artistes entretenaient-ils avec elles? Quel a été´ le rôle de l’Eglise dans ce type d’art? Les mouvements féministes ont-ils libéré le corps de la femme dans l’art? Ou en est l’érotisme en ce début de 21eme siècle? C’est un tout autre érotisme que l’on découvre au cours des siècles. Cet essai invite a une relecture de l’érotisme sous un éclairage féminin et non a` travers le prisme masculin prédominant et quasi exclusif de l’Art depuis son origine.

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Livre : L’artiste et son marché, Caroline Schirman

“Au cours de ces dernières années, je suis régulièrement intervenue auprès des institutionnels de la diffusion artistique et des futurs « managers » du marché de l’art. J’ai pu constater qu’il y avait peu d’outils simples et efficaces pour les artistes eux-mêmes, au cœur de la culture, du marché.
Mon premier livre « exposition mode d’emploi » paru chez Filigranes Éditions, s’adressait aux professionnels du monde de l’art, à ses organisateurs et diffuseurs ; celui-ci se veut un outil au service de l’artiste plasticien, du photographe, du designer plasticien, du vidéaste plasticien, et de ses créations. Il lui permet de se définir au sein du marché de l’art, de savoir protéger ses créations, de comprendre les relations avec ses premiers représentants (galeries, curators, agents) et les acteurs successifs du marché.
Du premier cercle introspectif sur l’organisation professionnelle du créateur, j’ouvre à chaque nouveau cercle un peu plus la description des relations de l’artiste avec ses différents interlocuteurs. De l’artiste avec sa galerie, ses curators, ses collectionneurs, avec les foires d’art contemporain, les maisons de vente mais aussi avec les institutions publiques et les entreprises. De la création à la diffusion et enfin à la vente, chaque cercle décrit sa propre organisation et dévoile de multiples conseils stratégiques et juridiques simples.”

Caroline Schirman

Parution :13/06/2017
Collection : Hors Collection
Format160 x 205
Français – Broché
224 pages – ISBN : 978-2-35046-420-6

Disponible sur fnac.com et Amazon

Livre : Avec César, Chronique d’une rencontre exceptionnelle, Pascale Bokey

‘ai 26 ans, diplômée en droit et en communication, et j’accepte, ou plutôt César accepte ma candidature pour être son assistante, la fonction mémoire de sa vie, de son travail, de son atelier, de ses pérégrinations, de ses joies, car tout est inséparable. En 1989, César me demande de noter ce que je vois, ce que j’entends, « il faut bien que quelqu’un le fasse ». Ce qui suit est une accumulation d’anecdotes, de petites ou grandes histoires, drôles ou tristes, enthousiasmantes ou sordides, por tant sur presque dix ans de collaboration, de partage, de complicité, de rires, de colères avec un des plus grands ar tistes français. Ce n’est pas un récit, mais un témoignage au plus près du « Maître ».

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Livre : Lune rouge et autres animaux familiers, Dolorès Marat

Il faut rappeler que Dolorès Marat a depuis longtemps photographié beaucoup d’animaux — sans pour cela risquer le moins du monde l’emploi de photographe animalière —, et que toujours ils sont affectés de solitude. Il existe bien dans son album certaines images d’ensembles, un vol d’oiseaux, une troupe de cavaliers, mais ils sont si lointains, si disséminés dans l’étendue d’un désert ou d’un ciel, qu’à leur tour et collectivement ils sont très seuls. Et il ne s’agit donc jamais de photographies de singes, de girafes, de hiboux, mais de celles d’un sujet singulier, élu dans sa solitude, et même, glissons un peu sur la pente anthropomorphe, dans sa déréliction malheureuse. Son tropisme est non pas celui des animaux dans leur état dit sauvage mais de ceux que le monde a intégrés à ses pauvres machineries de loisir, ceux que l’on peut sentir tristes au fond d’une cage, d’un zoo : des reliques, des reclus, des captifs abandonnés à la curiosité de visiteurs pressés, et auxquels elle accorde une forme de dignité sans occulter mais en suggérant seulement leur condition à nos pensivités. Ces sujets de Jardin des plantes ont été précurseurs annonçant aux hommes vers quoi ils s’avançaient, ayant perdu à la fois leur place native et libre au sein de la Création et leur métier utile à nos mœurs, travaux, postes, présages, émissaires. On en est d’ailleurs maintenant à leur procurer des visionnages numérisés pour se causer d’une cage à l’autre et se figurer à quoi ils ressemblent en décédant d’ennui mais fortement excités dans l’engouement du réseau.

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Livre : L’art, c’est bien fini – Yves Michaud

On doit à Yves Michaud une analyse fondamentale de l’évolution contemporaine de l’Art.

Dans le domaine des arts visuels qu’on appelle Art, nous sommes passés d’oeuvres (traditionnellement tableaux et sculptures) à des installations, des environnements, des dispositifs multimédias qui enveloppent le spectateur dans des expériences multi-sensorielles. Telle est la « vaporisation de l’art », son passage à l’état gazeux.La seconde évolution, que décrit cet ouvrage, « le triomphe de l’esthétique « , c’est le mouvement d’esthétisation générale de nos milieux de vie.Il faut que tout soit « luxe, calme et volupté », plaisant, charmant, lisse, agréable, ou encore excitant, intéressant dans le registre couramment appelé « esthétique ».L’apparition au cours du XVIIIᵉ siècle du concept d’esthétique fut indissociable du changement des expériences que donnaient les arts et de nouvelles formes de la sensibilité.Il en va de même aujourd’hui.

L’expérience esthétique a changé : de frontale elle est devenue atmosphérique et se fait sous le signe du plaisir, du sensible et de l’éprouvé.

Nous sommes en présence d’une révolution sensible qui rend indispensable une révolution dans « la théorie esthétique », mais la révolution de la sensibilité hyper-esthétique est encore plus importante que celle de la théorie. Le monde des atmosphères n’est plus celui de la perception esthétique. Le monde du Grand Art est mort et bien mort.

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