acrylique

  • Amélie Vogel

    Construire une nouvelle poésie dans le rapport que l'homme entretient avec son environnement, constitue
    l'objet de mes recherches picturales. Installée à Nantes depuis quelques années, je construis à l'aide de
    multiples techniques (collages, acrylique, huile, résine...) des villes et métropoles imaginaires, souvent
    immergées dans un vaste espace dénué d'horizon, où les dégradés très travaillés et vernis représentent
    l'espace naturel, infini, éternel résistant de nos tentatives d'appropriation.
    Place à des techniques mixtes pour traduire mon perpétuel intérêt de confronter l’urbain à la nature…
    D’un côté, une architecture anarchique, chaotique, dont le relief irrégulier laisse transparaître de façon
    aléatoire des bribes d‘information, journaux publicitaires et éléments de consommation massive. De
    l’autre, une immensité homogène, équilibrée, lisse et sereine, autonome. La série MIXITIES décrit les
    rapports contrastés de l'homme à son environnement. 

    Récemment formée à de nouvelles techniques, je me suis aussi tournée vers l'abstraction, l'aléatoire,
    l'infiniment petit.
    Et si la beauté s’observait aussi au microscope ? Invisible, intouchable, organique, mouvante…
    la série EMAUX est née : elle tient son nom de l’aspect émaillé que donne la résine époxy sur la toile. Ici des
    matières autonomes, vivantes, font leur chemin biologique sur le support avant d’être figées dans la loupe
    brillante de l’époxy.

     

  • Natacha Mercier

    Natacha Mercier est une artiste subversive. Elle ne s’encombre pas de provocations gratuites. Son approche se fonde sur la délicatesse des supports, la subtilité d’un jeu d’occultation/divulgation qui interroge le regard et la peinture elle-même.
    Devant ses œuvres, le spectateur hésite. Que signifie cette surface froide et apparemment blanche qui n’offre que l’illusion d’un néant pur ? Pour la qualifier, on pourrait, par analogie avec l’outrenoir de Pierre Soulages, avancer ici le terme d’outreblanc puisqu’une image se révèle au-delà du blanc, dès que l’œil, convoqué à outrepasser ses doutes, s’apprivoise. Car le regardeur doit apprendre à soulever le voile de l’apparence pour s’embarquer dans une aventure sensorielle lié à une lecture progressive. Rien ne vient l’aider dans son interprétation. Seul un état de surface poli, issu des techniques de la peinture des carrosseries automobiles, permet à la lumière de dévoiler ce qui se cache (...).

    Natacha Mercier ou La poétique du voile, Thierry Savatier, historien de l'art. Mai 2016.

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alternatif-art est un portail d'informations pour les artistes. Fondé en 2007 par Julie Perin et Christophe Cochart.

 

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