Exposition : Esthétique de la Rage, Aponia

Catégorie
Expositions
Date
dimanche 12 novembre 2017 00:00
Lieu
Centre d'art contemporain Aponia - 6 Avenue Montrichard
94350 Villiers-sur-Marne, France
Site internet

Esthétique de la Rage

Exposition : Jérôme Avraham Benarroch, Franco Bellucci, Klervi Bourseul, Anibal Brizuela, Julie Dalmon, Odonchimeg Davaadorj, Claude Lévêque, Tina Merandon, Marlène Mocquet, Gwénaëlle Plédran du Boullay, Eric Pougeau, Vincent Prieur, Jeanne Rimbert, Chloé Silbano.

Films : Alison Bignon, Boris du Boullay, Jose Manuel Carrasco, Alexei Dmitriev, Amandine Ferrando, Carlos Gómez-Trigo, Stephen Gunning, Yves-Marie Mahé, Donnie Nasko, Markela Panegyres, Pedro del Río.

La rage, c’est ce qui surgit dans les cités des quartiers nord de Marseille, les prisons surpeuplées, les écoles défavorisées, les camps migratoires ; là où tout est organisé pour que la vie des humbles soit une humiliation. L’esthétique de la rage fut portée par l’Abbé Pierre, Coluche, Daniel Balavoine, elle amena révolte, réparation, soutien aux plus démunis. 

Cette sélection sociologique est également politique : les jeunes de la classe favorisée occupent en majorité les grandes écoles. Cette répartition élitiste se présente comme naturelle alors qu’elle n’est qu’un diktat dirigé par un petit groupe social. Il en va de même pour les jobs de survie : les emplois aidés, les emplois précaires sont stigmatisés. L’égalité n’existe pas, c’est un mensonge de dire que l’on peut étudier en livrant des pizzas. Les grands groupes et leurs actionnaires deviennent de plus en plus riches alors que les salaires ne permettent pas de se loger dans les capitales. Il faut s’exiler loin du centre et il est interdit aux plus pauvres d’y revenir pour ne pas polluer l’atmosphère. L’idée prégnante est de cantonner les exploités dans des villes dortoirs loin des centres touristiques, avec les
migrants, les fous, les prisonniers. De cette oppression physique et mentale vient d’abord la consternation, l’épuisement, la non-vie, mais à force de coups répétés l’homme comme l’animal peut à tout moment se révolter. Les cinéastes et les artistes présents dans cette exposition ont chacun à leur manière un haut le coeur, un questionnement rageur et esthétique sur l’échelle des valeurs.

Laurent Quénéhen

 
 

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  • Du samedi 4 novembre 2017 00:00 au dimanche 26 novembre 2017 00:00
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