Livre : L’enclos de l’art, la peinture en particuliers, Gisèle Grammare

La métaphore de l’enclos permet de nouveaux chemins, il est probable que ce terme soit le produit du contexte contraint de la pandémie. L’enclos de l’art est un concept s’ouvrant à des sens figurés de réflexions esthétiques, quand « privés de regard », les musées et les galeries étant inaccessibles, on est conduit aux rares lieux où l’art est visible. Entrer dans les églises est une consolation. Saint-François-Xavier, à Paris, possède un célèbre Tintoret, une copie de Ribera, un Luca Giordano. On rencontrera ailleurs les peintures têtes en bas de Georg Baselitz, une série de dessins Reversal/Renversement de Richard Serra de 2016. Le testament de Delacroix se situe dans la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice. Par les corps à l’envers, le renversement s’était opéré. Le labyrinthe comme enclos de l’art et de la peinture prend place dans un carré quand l’auteure fait référence à une récente série de son travail. L’enclos de l’histoire s’ouvre avec la Carthage punique de Salammbô, grâce au bicentenaire de la naissance de Flaubert. On retrouve la tragédie de la seconde guerre mondiale avec Baselitz, à laquelle l’auteure ajoute les considérations de Pascal Quignard, sur Le Havre détruit, puis les siennes, mises à distance par L’enclos de l’art.

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