Logo MEDIAPARTPar BERTRAND DOMMERGUE

Dans un long entretien dissensuel, Jacques Rancière réaffirme son engagement esthétique en livrant un point de vue tranchant sur les dernières tendances de l'art actuel. Et dit pourquoi il n'a encore jamais été commissaire d'exposition.

Qu'est-ce qu'un collectionneur ? Si le nom a fait officiellement son entrée dans le dictionnaire en 1789, sa définition recouvre des pratiques différentes : certaines approches mettent en avant la valeur subjective attachée à l'objet, tandis que d'autres soulignent l'importance du processus d'accumulation et de sélection. De nombreux traits semblent pouvoir définir communément les collectionneurs, quel que soit l'objet de la collection, coquillage, timbre, papillon ou encore œuvre d'art.

contemporain-scolaireEdité par l'Association des groupes en arts visuels (AGAVF) du Canada, ce document pourra être utile à toutes les personnes travaillant ou intervenant en milieu scolaire (cliquez sur l'image pour le télécharger)

 

A la demande du groupe CRC (Communiste, républicain et citoyen), le Sénat a organisé, le 10 juin, un débat sans vote sur les collectivités territoriales et la culture. Comme on pouvait s'y attendre, des participants surprise se sont invités - indirectement - au débat : les intermittents du spectacle. Pierre Laurent, sénateur (CRC) de Paris, et Marie-Christine Blandin, sénatrice (EELV) du Nord et présidente de la commission de la culture du Sénat, n'ont en effet pas manqué d'inviter le gouvernement à ne pas agréer l'accord sur la réforme de l'assurance chômage. Mais cet aspect d'actualité n'a pas empêché d'aborder bien d'autres composantes des politiques culturelles et des relations entre Etat et collectivités.

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Artistes, habitants, acteurs associatifs, citoyens, les espaces-projets que nous organisons sont des lieux de démocratie. Nous ne cherchons pas à démocratiser l'accès à l'Art et à la Culture. Qu'il s'agisse de projets de création artistique, de lieux occupés à gérer ou d'actions culturelles, nous avons choisi d'œuvrer ensemble pour le bien commun.

Le bien commun c'est le projet, le lieu, l'action. Nous refusons qu'il nous soit confisqué par tel ou tel processus de démocratisation ou de médiation. Nos modes de gouvernance se réinventent devant chaque type de projet. Nous requalifions nos vies par la mise en œuvre de processus, d'expériences esthétiques et culturelles croisés qui visent des transformations poétiques et sociales. Nous transformons les rapports émetteurs-récepteurs en privilégiant les démarches horizontales sans pour autant évacuer les postures individuelles ; il s'agit de faire œuvre commune de nos subjectivités (personnes, genres, modes, disciplines). Il s'agit de rompre avec la culture du mérite et du résultat et de renouer avec la recherche des moyens donnés à tous d'œuvrer et de vivre selon ses besoins. Nous avons déserté les terrains de la concurrence. Il s'agit de solidarité. Il s'agit de démocratie. Le bien commun est la garantie de notre épanouissement personnel. Nous conservons notre droit d'œuvrer. Nous pratiquons la démocratie. Nous ne permettons à quiconque de nous en donner l'accès ou la maitrise ; nous les avons. C'est notre bien commun.

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La force et le dynamisme des politiques culturelles publiques en France ont produit une situation originale, observée avec intérêt par de nombreux pays, celle d'une très grande collection d'art de notre temps diffusée sur l'ensemble du territoire national dans des institutions diverses, notamment des musées, le Fonds national d'art contemporain, des Fonds régionaux d'art contemporain, des artothèques, etc.